Les tuiles empilées dans la cour
Tuilerie de Bresse

La cour est à Louhans. Le four aussi.

On fait la tuile canal, celle qui se pose en deux couches, courant et couvert. La terre vient d’une carrière à vingt minutes, pas d’un sac. Si vous refaites un toit de ferme, apportez une tuile cassée : on cale la couleur dessus, pas sur une photo.

La dernière fournée est encore chaude dans le hangar. Un toit à Romenay explique pourquoi on ne livre pas au mètre sans voir la pente.

Une tuile sur l’établi

Une tuile se juge à la main.

Elle doit sonner clair, pas mat. Le galbe se pose contre la paume : trop plat, l’eau reste ; trop creux, elle glisse sous le vent. On jette celles qui sonnent faux. Elles finissent en calage de palette, pas sur un toit.

Ouvert quand la cour n’est pas gelée.

L’hiver on cuit moins. Venez en fin de matinée : le matin je suis au four, et la cloche de la cour ne s’entend pas de là. On ne vend pas à la pièce unique pour un dépannage de dimanche — prenez un paquet, ou rien.